Lettre ouverte

Dans le cadre de la période “Ecrire pour changer le monde” sur le thème Informer, s’informer, déformer et suite à l’étude de “J’accuse” d’Emile Zola, les 4eB ont écrit une lettre ouverte, lors d’un travail en groupe. La meilleure lettre, selon un vote à bulletin secret des élèves, est publiée dans cet article. La voici :

Lettre à Monsieur Donald Trump,

Président des Etats-Unis d’Amérique,

               Monsieur le Président,

Me permettez-vous d’avoir le souci de votre juste gloire et de vous dire que votre beau pays est menacé de la plus honteuse des taches ?

Je vous accuse, monsieur le Président, d’être raciste envers les Mexicains et les personnes de couleur noires.

Je ne comprends pas votre racisme car nous sommes tous égaux et nous sommes tous des êtres humains.

Je vous accuse de racisme envers les Mexicains car vous avez refusé de les aider. Au lieu de rester soudés entre pays voisins, vous avez préféré les insulter. Je vous cite : « Ils apportent des drogues. Ils apportent des crimes. Ce sont des violeurs », et je ne cite pas tous vos propos.

Vous êtes raciste car, quand vous parlez des êtres humains, vous les traitez différemment selon leurs origines, leur religion… et cela fait des années que ça dure.

Je vous accuse de racisme envers les personnes de couleur noires car votre société immobilière veillait à éviter de louer des appartements aux afro-américains dans les années 1970 et accordait un traitement préférentiel aux blancs, à en croire la justice fédérale.

Puis, un soir, dans un casino, vous auriez critiqué un comptable noir et vous auriez dit, d’après mes sources : « Des noirs qui comptent mon argent, je déteste ça… ». Pourquoi dites-vous de telles choses, alors que son métier est justement d’être comptable ?

En conclusion, nous sommes tous égaux ; certes, nous avons des différences mais cela ne change rien au fait que nous sommes tous égaux.

Veuillez agréer, monsieur le Président, l’assurance de mon profond respect.

Un très grand bravo aux quatre autrices de cette lettre Amel S, Inès H, Nourhen B, Inès T.